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02 Novembre 2016

La maladie, un coût à gérer pour les entreprises

La maladie, un coût à gérer pour les entreprises

La mauvaise application des mesures de santé et de sécurité du travail (SST) coûte cher aux entreprises. Elle constitue même l’un des problèmes les plus importants dans la gestion des ressources humaines. Quand bien même le département des ressources humaines n’en est pas le seul responsable, il est l’un des acteurs impliqués lors de la maladie d’un employé ou d’un accident de travail, mais aussi lorsqu’il est question de prévention ou encore d’assurances, qui peuvent représenter une somme importante dans le budget.

Pour éviter des prix prohibitifs en ce qui a trait aux primes d’assurances, plusieurs cherchent des solutions pour colmater la brèche. Plusieurs ont trouvé leur solution via l’implantation d’un programme exhaustif de santé et de mieux-être au travail. Selon une étude de Buffett & Company, seulement 15 % des entreprises canadiennes ont souscrit à ce projet, et ce, même si chaque dollar investi diminue le coût de l’absentéisme jusqu’à concurrence de 2,75 $.

Des PME adhèrent au programme, mais ce sont essentiellement les grandes sociétés qui implantent de telles initiatives dans leur budget. Quoi qu’il en soit, la SST est une problématique sociale qui a un impact financier tant pour les organisations et la société que pour les employés. Améliorer la gestion de telles méthodes par des décisions éclairées est l’un des objectifs en matière de santé et sécurité au travail.

 En recensant autant que possible les frais supportés par chacun en cas de maladie ou d’accident du travail, certaines études tentent d’en chiffrer les répercussions. Ainsi, selon un rapport réalisé en 2013 par l’Institut de recherche Robert-Sauvé sur les maladies et les accidents du travail, les coûts humains et financiers pour une lésion professionnelle s’élevaient alors en moyenne à 38 507 $.

Ces chiffres exorbitants sont couverts depuis des lustres par une assurance publique obligatoire mise en place par le Québec. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a pour but de protéger les travailleurs, mais également les employeurs via la prévention. Les protéger du risque d’avoir à supporter un fardeau financier trop important entre bien sûr en ligne de compte.

Malgré toutes ces précautions et tous les moyens mis en place, les entreprises souffrent fortement de l’absentéisme lié à la maladie. Qu’elle soit quantifiée sur le court ou le long terme, sa charge pèse lourdement sur leurs objectifs prévisionnels. Par souci de perdre une journée de salaire, nombre de territoires canadiens ne garantissent pas un minimum de jours de congé payés pour maladie. Prendre soin de soi, le temps de se remettre d’une maladie, permet pourtant d’améliorer la santé des salariés dans leur ensemble.

On pourrait penser qu’il est plus rentable qu’un employé se rende au travail même malade. Or il s’agit d’un mauvais calcul en soi, car un manque de performance nuit à la productivité et impacte les bénéfices des entreprises. Selon le Huffington Post, le présentéisme coûterait à lui seul de 15 à 25 milliards de dollars annuellement aux entreprises canadiennes.

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