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05 Mars 2018

La pénurie de main-d’œuvre ne diminue pas

La pénurie de main-d’œuvre ne diminue pas

QUÉBEC – La pénurie de main-d’œuvre au Québec et dans plusieurs parties du Canada ne semble pas près de s’arrêter.

«Le nombre de postes vacants a augmenté significativement (au Canada) au cours des derniers mois», a souligné l’économiste principal de Desjardins, Benoît P. Durocher, dans son plus récent bulletin, publié jeudi.

Selon les données de Statistique Canada, le nombre de postes non pourvus est passé au pays de 217 700 en novembre 2016 à 299 300 un an plus tard, «soit une hausse de presque 40 %», note M. Durocher. Pendant la même période, le taux de chômage a connu un recul marqué, s’établissant à 5,8 % pour l’ensemble du Canada et 5,4 % au Québec.

«La combinaison d’une hausse du nombre de postes vacants et de la baisse du nombre de chômeurs a entraîné une importante diminution du ratio de chômeurs par poste vacant», écrit M. Durocher.

Si l'on analyse ce ratio par province, on constate que la pénurie de main-d’œuvre est la plus forte en Colombie-Britannique, avec 2,2 chômeurs par poste vacant, suivie par le Québec où le ratio est de 3,8 chômeurs par poste vacant.

À l’opposé, à Terre-Neuve-et-Labrador, le ratio est de 14,9 chômeurs par poste non pourvu.

Inflation

Cette situation de pénurie n’augure rien de bon pour l’inflation et les taux d’intérêt, estime M. Durocher.

«En raison de cette rareté, écrit-il, il faut donc s’attendre à ce que la croissance des salaires demeure assez élevée au cours des prochains mois.»

«À terme, poursuit-il, cela pourrait accentuer les pressions inflationnistes au pays et avoir des conséquences sur l’évolution des taux d’intérêt directeurs.»

Pour consulter l'article de l'agence QMI, cliquez ici